casquette-prefet.jpg

M. le préfet était assisté par Mme Marchant, directrice du Service du Pilotage et de la Mutualisation Interministériels (SPMI)

Pour le Collectif, étaient présents : Bernard Gineste, Françoise Maisongrande, Jean Gaich, Michel Caillabet, Bruno Duille et Pierre Condon.

Invité à prendre la parole, le Président B. Gineste déclare d’emblée que l’objectif du Collectif, validé par son assemblée générale du mois de novembre, est toujours de s’opposer, par tous les moyens légaux, au maintien de la piste de Francazal.

Le Président fait remarquer que plusieurs actes - recherche d’un gestionnaire provisoire, appel à manifestations d’intérêt - montrent que la solution aéronautique est entrée dans sa phase de réalisation.

Le Collectif demande que soit levée une incertitude sur la nature de l’opération engagée : s’agit-il de la phase d’expérimentation destinée à vérifier la viabilité du projet, comme cela avait été annoncé au mois d’avril, ou d’une première étape dans le processus de création de l’aéroport ?

Le Président pose ensuite une série de questions :

  • Un échec économique n’étant pas exclu, a-t-on fixé un délai et des critères, et dans l’affirmative lesquels, pour apprécier la réussite ou l’échec de l’opération ?
  • S’est-on attaché à n’engager que des actions qui, en cas d’échec, ne compromettraient pas la réversibilité vers un autre projet ?
  • Les annonces de 3000 créations d’emplois directs ou indirects, dont 1000 sur le site sont-elles confirmées ? Parmi ces créations quelles seraient la part des créations réelles et des simples transferts ?
  • Quelques précisions concernant le projet : quels types de trafic sont envisagés à court, moyen et long terme ? L’allongement de la piste est-il prévu ? Les vols de nuits sont-ils écartés définitivement ?
  • Questions de procédure : a-ton prévu la révision du Plan d’exposition au bruit (PEB), des servitudes aéronautiques et radioélectriques, l’établissement d’un plan de gêne sonore (PGS), une étude d’impact et une enquête d’utilité publique ?

Après avoir précisé que l’association Collectif Francazal compte 1125 membres, le Président conclut en renouvelant la candidature de celui-ci au Comité de pilotage et aux différentes commissions qui seraient impliquées dans le processus de reconversion, notamment la Commission consultative de l’environnement de Francazal.

Le Préfet s’est défendu de créer un 2ème aéroport… puisqu’il existe déjà !!

Il a ensuite expliqué sa décision en rappelant que le PEB ne sera pas révisé et que le nombre de mouvements sera largement au-dessous de l’actuel PEB.

Un vif débat a ensuite porté sur la différence de bruits occasionnés par les Transall et les avions d’affaires.

Devant nos arguments, le Préfet a fini par admettre qu’il allait demander des éléments supplémentaires.

Puis, il nous a parlé des deux perspectives qui ont été étudiées,

  • l’une pour le développement urbain avec des activités économiques - les fameux  50 000 habitants sur 30 ans - sans gardiennage, avec une friche pendant 5 ans, et occupation sauvage des lieux, le temps des études, etc., qui serait, de plus, une solution irréversible, une fois la piste détruite.
  • l’autre pour utiliser ce fabuleux outil qu’est la piste (en rappelant que Toulouse est la capitale de l’aéronautique !) qui va être valorisée économiquement et qui constitue une solution réversible.

Et il a ajouté qu’à aucun moment il n’avait pas senti de la part des élus un appétit pour autre chose que pour la solution aéronautique.

Les procédures engagées :

  • Qualification de la piste : obtenue.
  • Transformation en cours de l’affectation de l’aérodrome vers une affectation civile, avec une affection secondaire militaire : avant la fin de 2010.

La recherche d’un opérateur provisoire pour une période d’un an ou un peu plus, à partir du début de l’année 2001, est gérée par la DGAC, au niveau national, qui doit choisir entre les candidats déclarés.

Ainsi, le Préfet se donne deux ans pour préparer un appel à candidatures pour une gestion à long terme sur la base suivante : militaire + météo + gendarmerie + aéroport d’affaires. Solution qui devra être rentable à terme.

Donc, l’Etat reste propriétaire du terrain et à partir du 2 janvier 2011, l’aéroport de Francazal sera ouvert à l’aviation d’affaires. L’exploitant assure les charges y compris le gardiennage à partir de ce moment là.

Concernant les vols de nuit, ce sera à discuter en commissions, dans lesquelles les associations locales seront associées.

Le Préfet nous précise que, dans ce projet, il n’est pas question de prolonger la piste… l’Etat n’a pas l’argent pour ça !

Sur la question de l’arrivée de l’aviation de tourisme de Lasbordes, il nous dit qu’il n’en a jamais été informé ! Il doit se renseigner.

Le Préfet a aussi évoqué l’intention de développer une activité liée à l’aéronautique en valorisant les hangars existants et d’installer d'autres activités économiques sur les 45 hectares disponibles les plus près de Cugnaux, dans la partie sud.

Concernant le bilan financier de l’opération pour l’Etat, le Préfet a souligné que, du fait de la venue de l’état major de la 11ème brigade parachutiste sur Francazal (dans la zone nord, avec le 1er RTP), le Ministère de la défense réalisera une belle opération immobilière sur la vente des terrains de Balma. Par ailleurs, il n’aura plus à supporter la charge de la piste.

Pour finir l’entretien, le Préfet annonce qu’il n’y aura pas d’enquête publique et se dit prêt à nous rencontrer régulièrement.