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Rencontre avec M. le Préfet de Région, le 3 décembre 2010

Depuis notre création, nous avons demandé à plusieurs reprises à être intégrés au Comité de pilotage de la reconversion de Francazal.

Bien que le Préfet justifie son refus de nous admettre dans cette instance en arguant que la population y  est représentée par ses Élus, nous continuons à penser que notre présence aurait pu apporter des éclairages utiles sur de nombreux points du dossier et peut-être orienter les décideurs vers un autre choix.

Nous donnons ci-après un compte-rendu de cette rencontre. Il rapporte essentiellement les réponses que le Préfet a apportées – ou pas – aux questions que nous lui avons posées. Certains arguments que nous avons évoqués n’y figurent pas.

Bien entendu, nous ne partageons pas la présentation favorable qui est faite de la solution aéronautique et nous l’avons dit au cours de la rencontre. Aussi, dans les jours qui viennent, nous donnerons ici nos réactions et nos commentaires.

Les Elus se préoccuperaient-ils de Francazal ?

Après le comité de pilotage du 25 octobre, un seul maire s’est exprimé pour se féliciter de la décision annoncée. (voir ici)
Un mois après, suite à une réunion en préfecture des maires des communes concernées par la reconversion de Francazal, le maire de Portet-sur-Garonne s’exprime.
On remarque qu’il attend toujours des réponses à beaucoup de ses questions. Mais il ne parle plus d’étude d’impact, ni de réunion publique pour prendre l’avis de ses concitoyens.

On apprend aussi que des voix se seraient élevées contre le choix d’un aéroport d’affaires. C’est intéressant mais on aimerait qu’elles s’élèvent un peu plus pour qu’on puisse les percevoir !

M. Suaud réaffirme le paradoxe de l’aéroport de Francazal protégeant la population des couloirs aériens de Blagnac. Nous lui conseillons de se reporter aux réponses que nous avons déjà apportées à cette question (ici), et aussi de bien écouter ce qu’en dit le Directeur de la DSAC Sud (DGAC) quand on l’interroge sur les risques de collisions entre les avions de Blagnac et ceux de Francazal.

La Dépêche du Midi du 18/11/2010

Dans quelle sorte de République sommes-nous ?

Alors que l’administration nous oppose une fin de non-recevoir lorsque nous demandons à consulter les rapports des études qui ont été financées dans le cadre de la reconversion de Francazal, sous prétexte que ce sont des documents préparatoires à « une décision qui n’est pas encore prise », on apprend que :

  1. un appel d’offres pour désigner le gestionnaire du futur aéroport est lancé depuis le mois de septembre,
  2. que des crédits (1,9 millions d’euros) sont débloqués par un comité interministériel pour faire des travaux d’aménagement des hangars,
  3. que de nouveaux équipements sont installés dans la tour de contrôle,
  4. qu’une société, pas encore désignée, a commencé le recrutement de personnels et notamment le directeur d’aérodrome, dont nous pensons connaître l’identité.

Ainsi commencerait-on à exécuter une décision avant qu’elle ne soit prise ?

Mais qui prendra la décision de l’avenir de Francazal – si elle n’est pas déjà prise ? Le Préfet, le Ministre de la défense, Le Ministre de l’environnement… ?
Et quand sera-t-elle prise ? Lorsque les avions virevolteront par dessus nos têtes depuis plusieurs mois ?

Un Maire satisfait de voir Francazal converti en 2ème aéroport toulousain

Seul parmi les élus à réagir à la décision prise lors du comité de pilotage, le maire de Cugnaux se félicite d’une décision qui « confirme sa position sur le devenir de cette zone ».

Bien sûr, il se veut rassurant : « Il n’y aura pas de vol de nuit, pas de fret, pas de gros-porteur, pas d’aviation low-cost. » Mais que valent de telles promesses ? Les élus auront-ils leur mot à dire lorsque la gestion de l’aéroport sera confiée à une entreprise ?
Sans compter qu’il n’y a pas si longtemps, le maire de Cugnaux lui-même garantissait qu’à Francazal il n’y aurait ni fret ni aviation d’affaires. Cliquez ici pour voir ses déclarations.

Les autres maires se taisent. Auront-ils quelque chose à dire lorsque le gestionnaire de Francazal appellera des subventions d’équilibre ?

La Dépêche du Midi du 39/10/2010