Le « Collectif » est prêt pour la rentrée

Pendant l’été, le collectif s’est fait connaitre et a recruté de très nombreux adhérents.
Il est prêt à faire valoir son point de vue : il refusera de laisser transformer Francazal en annexe de l’aéroport de Blagnac.

Au bout d’un mois d’existence, le Collectif s’est solidement implanté sur Cugnaux.

Nous nous sommes fait connaitre par des communiqués de presse, des distributions de tracts dans les boites aux lettres et au marché, qui nous ont valu de très nombreuses adhésions.

Dès septembre, nous solliciterons les habitants des communes voisines, qui seraient tout aussi concernés que les Cugnalais si Francazal devait être converti en aéroport civil.

Parallèlement à la campagne d’adhésions, des courriers ont été adressés à tous les responsables : Préfet, Président de la Communauté Urbaine du Grand Toulouse, Maires de Cugnaux, Portet-sur-Garonne, Tournefeuille, Villeneuve-Tolosane, Plaisance du Touch, Frouzins, Président du Conseil Général et Président du Conseil Régional, et Députés des 6ème et 7ème circonscriptions, pour les informer de la position du collectif sur la reconversion du site : le refus du maintien en activité de la piste de Francazal.
De plus, dans la lettre adressée au Préfet, nous avons sollicité notre participation au « Comité de pilotage sur le devenir de Francazal ».

Le projet de faire de Francazal un aéroport annexe de Toulouse-Blagnac est à l’étude : le Collectif ne l’accepte pas et mobilisera toutes ses forces pour l’empêcher d’aboutir.

Ce projet est inacceptable car il équivaudrait à implanter un nouvel aéroport en milieu urbain, et, par conséquent, à soumettre une population de plus 30 000 riverains à d’insupportables pollutions sonores et atmosphériques engendrées par un trafic aérien en constante progression.

C’est pourquoi nous le refusons, mais nous savons que notre influence dépendra essentiellement du nombre de nos membres, sans égard pour la pertinence pourtant évidente de nos arguments. Aussi est-il indispensable de convaincre les indécis de nous rejoindre.

Le temps nous est compté : les premières conclusions de l’étude sur la faisabilité du transfert de l’aviation d’affaires seront transmises au Préfet dès le 22 septembre. Dès lors, les décisions pourront s’enchainer très rapidement, et notre avis ne vaudra que par le nombre de membres que nous aurons su rassembler à cette date là.

Une fois cette première menace écartée, avec l’abandon de ce projet inacceptable, le Collectif sera disponible pour prendre part à l’élaboration d’un projet pour Francazal, sur des positions adoptées en assemblée générale.

6 commentaires “Le « Collectif » est prêt pour la rentrée”

  1. Le 2ième aéroport dans le Nord de Toulouse (Frontonnais) a été abandonné par l’action des habitants des communes concernées.
    Nous devrions pouvoir obtenir le même résultat pour un aéroport en zone cette fois fortement urbanisée.

  2. je vous envoie mon adhésion et ma cotisation. Je diffuse votre adresse à tous mes amis de Plaisance du Touch ville où j’habite.
    Bravo et merci pour votre initiative.

  3. J’habite à Portet sur Garonne et j’ai été informé de l’existence du collectif ce matin par un collègue habitant Villeneuve Tolosane. Dès aujourd’hui j’ai imprimé et distribué plus de 200 tracts dans les boites aux lettres chemin du Tucaut à Toulouse et Route de Francazal à Portet. Demain je vous envoie mon adhésion avec la cotisation. Plusieurs personnes avec qui j’ai eu l’occasion de discuter pendant que je distribuais les tracts fairont sans doute de même dans les jours à venir. Toutes mes félicitations pour votre initiative.

  4. J’avoue être très perplexe quand à votre initiative et celà me rappelle le sort de l’aérodrome historique de Guyancourt en région parisienne: les gens construisent et s’installent en parfaite connaissance de cause à proximité (et profitent à l’occasion de prix très intéressants), puis un jour ces mêmes personnes décident que l’activité doit cesser! Le principe du ‘territoire occupé’ et du communautarisme prend alors le pas sur l’intérêt public et le patrimoine pour se mettre au service de quelques-uns. Un peu comme ces parisiens qui s’installent à la campagne et qui peu après font des pétitions et des actions pour que que le paysan du coin fasse taire son coq le matin ou que les cloches de l’église du village ne sonnent plus les heures…

  5. Cher Monsieur,

    Vous répétez inlassablement ces arguments éculés sur tous les médias.

    Permettez-nous de ne pas vous répondre sur le fond – toutes les réponses de fond se trouvent sur ce site – mais de vous faire remarquer que votre discours est insultant.

    Premièrement, vous accusez les pétitionnaires de demander que l’activité cesse, alors qu’ils ont acheté à bas prix en raison des nuisances.

    Cette insinuation de spéculation est fausse : d’abord les pétitionnaires ne sont pas tous, loin s’en faut, propriétaires de leur logement, ensuite ils n’ont pas demandé la fin de l’activité : c’est l’Etat qui en a décidé ainsi. Ce qu’ils demandent c’est qu’une nouvelle activité, provoquant de nouvelles nuisances, ne vienne succéder à la précédente.

    La nuance est de taille.

    Mais passons outre cette nuance. Jugez-vous, cher monsieur, qu’il est illégitime de souhaiter que l’on examine, lors de l’aménagement d’un territoire délaissé, toutes les mesures qui pourrait améliorer les conditions environnementales ? Cela ne conduirait-il pas à ériger en principe qu’il doit toujours pleuvoir où c’est mouillé ?

    Deuxièmement, vous nous taxez de communautarisme. N’est-ce pas un peu déplacé ? Nous n’irons pas sur ce terrain.

    Enfin, vous agitez le chiffon rouge de l’intérêt privé versus l’intérêt public. Nous avons, dès le début, répondu à cette question et nous n’aurions pas lancé notre action si nous n’étions convaincus d’agir dans l’intérêt général.

  6. Effectivement, « Thierry » répète au mot près les arguments d’un Patrick Aubin de Tournefeuille, que ce dernier a la chance de pouvoir exprimer dans les articles de la Dépêche, arguments que les journalistes impriment ensuite complaisamment et qu’il exprime en plus dans les commentaires. De là à penser que Thierry = Patrick, il y a un pas qu’il n’y a pas besoin de franchir, car après tout on a bien le droit de répéter textuellement les arguments du lobby aéronautique si on n’en a pas d’autres. L’argument intérêt public/privé peut parfaitement se retourner contre les partisans d’un aéroport d’affaire car qui, à part des gens extrêmement riches, peut se permettre de prendre un jet privé ?
    Enfin, moi j’ai acheté mon terrain à Cugnaux pas trop loin mais pas trop près non plus de Francazal, et je vous garantis que ce n’était absolument pas bon marché, les prix étant depuis des années tirés vers le haut dans le secteur de Tournefeuille La Ramée. Cet argument n’a vraiment aucun sens car la plupart des gens qui achètent ici sont des particuliers qui construisent pour y vivre et non des promoteurs, et donc ne spéculent pas. Enfin, il est incroyable de penser que cet argument émane du camp des élus qui déterminent via le POS ou le PLU la constructibilité des terrains : comment peut-on déclarer des terrains constructibles, encaisser la TLE, la taxe d’habitation et la taxe foncière, pour après oser reprocher aux particuliers de faire construire ?

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