L’Etat doit stopper la privatisation de Toulouse Blagnac

Après la prise de position du Conseil Général et l’avis défavorable émis par le Comité d’Entreprise de l’aéroport, la poursuite du processus de privatisation est impensable.

Si l’Etat ne veut pas l’admettre, le Collectif unitaire contre la privatisation de Blagnac descendra dans la rue le 14 mars pour le lui faire entendre.

En quoi la privatisation de l’aéroport de Blagnac concerne-t-elle les riverains de Francazal ?

En premier lieu, les riverains de Francazal, déjà survolés quotidiennement par les avions de Blagnac, redoutent un accroissement inévitable des nuisances.

Mais surtout, cette privatisation, qui confiera l’exploitation des deux aéroports à un seul exploitant – SNC Lavalin – devrait déboucher sur la « symbiose » des deux plates-formes, faisant de Francazal la troisème piste de Blagnac.

Prédire, pour le dénoncer, que Francazal serait transformé en 2ème aéroport toulousain n’était, hélas, pas si absurde.

Beaucoup de bruit autour de Francazal

Premier grand meeting à Francazal le 21 septembre 2014.

Beaucoup de bruit – et aussi beaucoup de pollution de l’air – ce jour là et au cours de la semaine précédente dans un secteur fortement urbanisée de Toulouse Métropole.

L’aéroport inutile de Toulouse-Francazal a besoin de ce genre de manifestations pour survivre.

D’autres suivront, n’en doutez pas.

Francazal concédé pour 45 ans

La décision de maintenir la piste de Francazal en activité, prise par le Préfet dès le 20 avril 2010, trouve son aboutissement dans une concession de 45 ans.

Un deuxième aéroport au sein de Toulouse métropole pour 45 ans, dans un contexte de préoccupation des questions environnementales : les lobbies ont obtenu ce qu’ils souhaitaient !

Le Collectif Francazal en prend acte mais n’aura de cesse avant d’obtenir la fermeture définitive et le démantèlement de la piste.

Provocation et foutage de gueule

Après la tentative avortée d’Aéropilot en 2011, une école de pilotage lituanienne, Baltic Flight Académy, s’est installée à Francazal.

Le Collectif Francazal somme les autorités aéronautiques de faire respecter l’interdiction des vols d’entrainement de l’aviation légère et sportive.

Quant aux propos du Maire de Cugnaux, publiés dans la Dépêche du Midi du 25 juin 2013, ils surclassent dans le cynisme et le mensonge toutes les déclarations qu’il a pu faire sur Francazal depuis la fermeture de la base aérienne 101.

Le Ministre des Transports appuie le choix de la solution aéropotuaire et rejette les demandes du Collectif Francazal

Le Ministre reprend à son compte les arguments qui ont été assénés par le Préfet et les Elus locaux tout au long du processus de reconversion pour tenter de justifier la création d’un deuxième aéroport toulousain sur le site de Francazal.

Il rejette la demande de débat public, estimant que la concertation a eu lieu, et affirme que la crainte d’un allongement de la piste – suscitée par une fuite relayée par la Dépêche du Midi – est infondée. [Voir l’article de la Dépêche du Midi]

Ces réponses ne nous satisfont pas : en fait de concertation, il y a eu au mieux de l’information a posteriori et beaucoup de désinformation ; quant à l’impossibilité technique et réglementaire d’allonger la piste, nous n’en croyons rien !

Halte au rouleau compresseur du lobby aéronautique

Dans le compte-rendu de sa dernière réunion [lire le compte-rendu], le comité de pilotage de la reconversion, ravalé au rang de comité de « suivi », donne un bilan sommaire de la période d’expérimentation de la solution aéroportuaire et précise le calendrier de la mise en œuvre du tout aéronautique.

Dans ce compte-rendu, l’imprécision du bilan de la période écoulée soulève de nombreuses questions et, par ailleurs, l’affirmation que la piste ne peut pas être allongée, qui est censée contredire une information publiée dans la Dépêche du Midi, n’est absolument pas crédible : l’étude présentée au comité de pilotage en octobre 2009 dit le contraire.

Le Collectif Francazal n’accepte pas la décision de maintenir l’aéroport de Francazal coûte que coûte, sur la base d’informations incomplètes ou fausses, et sans concertation.
Il a demandé au Ministre en charge des Transports – l’interlocuteur que lui a désigné le Président de la République – de décider un moratoire de la concession et de saisir la Commission nationale du débat public.

Le rejet brutal du projet de studios de cinéma provoque une énorme déception

Le projet de studios avait soulevé d’immenses espoirs qui s’effondrent aujourd’hui après la sentence sans appel de la Préfecture.
Dès le début, le Collectif Francazal avait demandé, via une pétition qui a recueilli près de 4500 signatures, que ce projet fasse l’objet d’une étude approfondie, assortie d’un moratoire sur le déploiement de la solution aéronautique.
Au bout du compte, le projet de studios est blackboulé tandis que la pérennisation de l’aéroport est prête, malgré l’échec patent de la phase d’expérimentation.

Le Président de la République attentif à la reconversion de Francazal

Le candidat François Hollande nous avait promis d’être attentif à la reconversion de Francazal.

Aujourd’hui Président de la République, il confie à ses ministres le soin de répondre à notre intervention qui vise notamment à remettre en cause la pérennisation de l’aéroport de Francazal, décidée sans évaluation contradictoire de la phase d’expérimentation qui s’achève.