L’État s’engage dans le scénario « aéronautique » et espère emporter la décision d’ici la fin de l’année

Lors du 7ème Comité de pilotage sur le devenir de Francazal, réuni le 20 avril, aucun scénario n’a été définitivement approuvé.

Pourtant l’État a décidé de lancer le scénario « aéronautique ».

Article révisé le 27/04/2010 à 17:45

Une décision prise avec l’aval des membres « influents » du Comité de pilotage

Bien que le Comité de pilotage ait estimé qu’un temps de réflexion supplémentaire était nécessaire et ait souhaité que soient approfondies de multiples questions posées par le maintien de la piste de Francazal, l’Etat, représenté par le Préfet, a choisi d’expérimenter la solution « aéronautique », dans l’attente de la confirmation de ce choix qui devrait, selon lui, pouvoir intervenir avant la fin de l’année.

C’est ainsi que la piste serait maintenue en activité pendant une période « d’essai » de 2 ans, les militaires étant présents jusqu’à la fin de l’année 2010, le temps de trouver un opérateur pour assurer la gestion de la plateforme aéronautique.

Telles sont les informations qui ressortent du communiqué de la Préfecture, du communiqué du Grand Toulouse et des échos dans la presse de la conférence tenue par le Préfet à l’issue de la réunion du Comité de pilotage – conférence dont le Collectif a été tenu écarté.

Un « dénouement » qui ne satisfait pas le Collectif.

Le Collectif Francazal ne peut accepter cette solution, pas plus que de l’éventualité d’une urbanisation démesurée conduisant à la création « d’une ville de près de 35 000 habitants » évoquée par la Dépêche.

Un Collectif soudain considéré – mais pas dupe.

Après des mois de silence et de questions sans réponses, l’État ainsi que les Élus ont manifesté leur intention de recevoir le Collectif dans les prochains jours.

Nous répondrons à l’invitation des  Élus afin de les entendre expliciter leur position par rapport aux deux solutions et de les interroger sur les ambitions qu’ils nourrissent  pour la reconversion du site.

Nous rencontrerons les représentants de l’État pour qu’ils nous expliquent ce qui les a poussés à s’engager dans l’orientation aéronautique. Et nous leur poserons des questions précises sur la solution qu’ils envisagent d’expérimenter.

Le Collectif reste déterminé à combattre une solution inacceptable.

Après avoir entendu les uns et les autres et avoir pris connaissance des études qui ont été effectuées pour le compte du Comité de pilotage, qui doivent impérativement être rendues publiques, le Collectif décidera des actions à entreprendre au cours d’un prochain Conseil d’administration élargi.

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3 commentaires “L’État s’engage dans le scénario « aéronautique » et espère emporter la décision d’ici la fin de l’année”

  1. La conclusion du 7ème comité de pilotage sur le report de la décision à la fin 2010 quand l’activité militaire cessera, et d’une période probatoire de 1 à 2 ans est surprenante sur la méthode, car elle annonce en même temps la recherche immédiate d’un opérateur aéroportuaire (existerait il déjà? Aurait il influencé la décision?). Le risque est de se retrouver dans une situation de fait, si des opérateurs aéroportuaire et aériens s’engageaient financièrement dans des investissements matériel et humain, et a fortiori s’ils s’engageaient commercialement sur des contrats qui dépassent la fin de l’année.

    Le soi-disant report apparaît comme une manœuvre de diversion pour cacher ce qui semble être un hold-up du préfet sur la piste de Francazal, en contradiction avec les principes d’écoute préalable de toutes les parties promis par Monsieur Malvy.

    Il est donc urgent de rétablir un processus transparent et conforme à la loi, sans engagement précipité d’opérateur, même à titre d’évaluation.

    La création d’une activité aérienne commerciale au cœur de la première couronne serait une catastrophe et irait à l’opposé de la valorisation attendue et de la responsabilité du secteur Ouest de l’agglomération. Ce secteur, de par sa géographie et sa situation, doit accueillir une part importante des quelques 10000 nouveaux ménages par an. Face à cette responsabilité l’aménagement à quelques kilomètres de Toulouse d’une ville à taille humaine comme Agen, sera évidemment d’un grand bénéfice pour le logement, la formation, la santé, le transport, la culture, le commerce et l’emploi, mais également pour les riverains déjà installés. Le collectif Francazal pourra être fier d’avoir contribuer à cette naissance, et à éviter la catastrophe.

    MC

  2. L’ouverture de Francazal à l’aéronautique d’affaire est la seule solution envisagée par les autorités étatiques. Comme je l’ai dit plusieurs fois, le point bloquant est le gestionnaire d’aérodrome et surtout sa prise en charge financière.
    En attendant, la solution la plus simpliste consiste à ordonner à l’Armée de l’Air d’assurer le gardiennage et la continuité de la vie de l’aérodrome pour préserver PEB et servitudes en attendant de trouver des solutions.
    En premier lieu, le modèle aéronautique imposé a pour seul objectif de faire grossir l’importance morale et financière de quelques lobbies aéro locaux.
    L’intérêt économique lui est nul au regard de l’expérience sur Lyon-Bron ou pire Chalons-Vatry, du consensus des analystes financiers sur l’intérêt à moyen et long termes de l’investissement aéronautique en général (hausse du carburant, activité fret par rapport aux bateaux et aux trains, bruit, pollution, coûts).
    Ensuite sachez qu’en changeant le type d’aéronef, l’état a l’obligation de définir un nouveau PEB; que la piste ne peut pas être allongée à cause de l’imposition de servitudes aéronautique dans la trouée d’envol QFU 30 (jurisprudence DDE piste de Creil).
    Le traitement de ce dossier démontre la profonde incapacité de l »administration en général à travailler pour le bien des citoyens. Toute action semble soit électorale, financière ou promotionnelle.
    Pourtant, en France les problèmes majeurs ne manquent pas. Trouver des solutions devrait être la préoccupation permanente des élus et des fonctionnaires de haut niveau ayant subi l’ENA.
    Or cela n’est pas le cas. La solution au problème de Francazal se limite à l’écoute de la DGAC et du Conseil général à travers une assitance de cabinets privés donc payés par le contribuable.
    Les nombreux services compétents de l’état devraient se réunir et travailler pour répondre aux questions suivantes (sans cabinet d’audit privé) :
    comment CREER de l’emploi,
    comment ne pas nuire aux citoyens,
    comment soutenir les secteurs en difficulté,
    comment créer de la richesse,
    comment économiser l’argent publique.
    Et ceci, sans considération des lubies d’augmentation de pouvoir et d’argent de certains ……………………….
    Un peu long ce commentaire, mais je pense nécessaire pour conclure que le projet envisagé est en fait le résultat de la fainéantise de certains responsables et/ou de l’envie de grossir certaines caisses ou notoriétés, mais en aucun cas n’est au service du citoyen.

  3. Mr Guerin se contredit entre sa lettre adressée aux cugnalais(es) du 28/04/10 où il indique 15000 mouvements par an et le compte-rendu d’objectif news où il mentionne 10000 / an. Regrettable imprécision.
    Un des opérateurs potentiels reçus pour assurer la gestion de cette future plate-forme était Aeroport De Montreal (ADM) en la personne de Mr Jean Teadsalle (VP Business Dev.)le 20 Avril 2010.

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