Blagnac, l’aéroport le plus enclavé de France n’est pas à l’abri d’un crash majeur

danger-avion-220.jpgArticle paru dans la Dépêche du Midi du 12/10/2012.

Suite au dramatique accident survenu à l’aéroport de Toulouse Blagnac, cet article pertinent donne un coup de projecteur sur le risque induit par la présence d’un aéroport au sein d’une agglomération. On ne peut que l’approuver et on se prend à regretter que le quotidien régional n’ait pas fait la même analyse au moment du choix de la « solution aéronautique » pour la reconversion de Francazal.

La base de Francazal (n’) est (pas) à vendre

Contrairement à ce que laisse entendre le titre d’un article de la Dépêche du Midi du 7 août 2012, la base de Francazal n’est pas à vendre.

On rappelle que le site de l’ex base de Francazal a été scindé en trois parties : au nord, une partie réservée à l’armée (1er RTP et, dans le futur, chenil de la gendarmerie et État-major), au centre, l’aéroport Toulouse Francazal, au sud, une zone qui devait accueillir de l’activité industrielle liée à l’aéronautique.

C’est seulement cette dernière partie qui vient d’être mise en vente pour une activité à caractère culturel.

L’activité aéroportuaire n’est pas remise en question.

Jean-Louis Chauzy met la pression sur l’Elysée en faveur du projet de studios de cinéma de Francazal

Le Président du Conseil économique, social et environnemental régional (CESER) tente de faire accélérer la procédure d’installation des studios de cinéma.

On peut en déduire que M. Chauzy, qui demandait des garanties de financement au porteur de projet [Jean-Louis Chauzy prône la rigueur], a obtenu satisfaction sur ce point.

Mais au delà de son soutien à ce projet, le Collectif Francazal lui suggère de reconsidérer la reconversion de Francazal dans son ensemble : dès lors que la redynamisation du secteur serait assurée par l’implantation de l’industrie du cinéma, pourquoi ne pas mettre un terme à l’activité aéronautique de Francazal au profit d’autres pôles régionaux ?

Le serpent de mer du 2ème aéroport toulousain refait surface dans l’Ariège

L’Association pour le Nouvel Aéroport Toulouse Ariège-Pyrénées s’est réunie le 9 novembre 2011.

ariegeNEWS en rend compte le 10/11/2011 dans un article reproduit ci-dessous.

La Dépêche du Midi reprend l’information dans un article publié le 11/11/2011  [lire ici]

D’après les propos rapportés, Francazal ne serait d’aucune utilité pour délester Blagnac si celui-ci venait à être saturé. C’est bien ce que nous répétons depuis la fermeture de la base : l’aéroport de Francazal est inutile !

Autosatisfaction à la préfecture au sujet de la reconversion de Francazal

Et pourtant…

Des promesses d’installation d’entreprises pas toujours suivies d’effet, des entreprises qui s’installent sans autorisation : Francazal poursuit son envol dans l’opacité.

Un trafic estimé à 2000 mouvements seulement en 2011 : l’inutilité de l’aéroport est confirmée.

Lire le compte rendu de la Dépêche du midi du 13/10/2011 sur la réunion du Comité de suivi de Francazal.

Une délégation des studios Raleigh a passé six jours à Toulouse

Six jours incognito !

Ils auraient tout de même rencontré les services de l’Etat, MM Malvy, Cohen, Guérin et Suaud – sans que rien ne filtre dans la presse !

« Le site, avec ses 45 hectares, les a naturellement satisfaits ». Ils ne sont donc pas inquiets de la proximité d’un aéroport en plein essor ?

Dans la Dépêche du Midi du 17/09/2011