Pétition « STOP aux manœuvres dans le ciel toulousain » : l’heure du bilan

Nous n’avons pas obtenu l’arrêt des vols d’entrainement.
Mais nous avons fini par obtenir que les autorités reconnassent que les nuisances s’étaient accrues en 2020.

C’est nettement insuffisant. Il faut aller plus loin.

La pétition, qui a recueilli plus de 400 signatures en quelques jours, demandait l’arrêt des entraînements de l’armée autour de la zone de saut de Fonsorbes.

Les réactions des destinataires

Peu de réponses

Quatre seulement des 25 destinataires ont répondu : Monsieur le Préfet, Monsieur Moudenc, président de Toulouse Métropole, Madame Toutut-Picard, députée de la 7ème circonscription et Monsieur Sanchez, maire de Cugnaux.

Le Préfet, premier destinataire, a répondu aux pétitionnaires et aux demandes que lui ont adressées le Président de Toulouse Métropole et le Maire de Cugnaux. Malheureusement, il n’a pris aucune initiative pour tenter de faire évoluer la situation et renvoie constamment la discussion à la prochaine réunion de la Commission consultative de l’environnement, c’est à dire aux calendes grecques.

Les Ministres des Armées et de la Transition écologique, co-destinataires de cette pétition, n’ont pas daigné y répondre. C’est regrettable car elles ont raté l’occasion de répondre à une question qui intéresse non seulement les riverains de Toulouse-Francazal mais encore toutes les personnes qui subissent les nuisances d’activités aériennes.

On peut enfin s’étonner que si peu d’élus dont le territoire est concerné par la pétition se soient abstenus de prendre position.

Mais des échanges instructifs

Les élus qui ont répondu à notre sollicitation ont assuré le relai entre les pétitionnaires et les autorités décisionnaires.
Dans un premier temps, ils nous on rapporté les explications qu’ils avaient obtenues du Préfet ou de l’Armée.
Puis, prenant en compte nos remarques, ils ont demandé au préfet qu' »une étude d’impact soit réalisée, en termes de nombre de populations survolées, de fréquence, d’horaires et d’intensité sonore des largages militaires sur la zone de Fonsorbes, afin d’établir un diagnostic objectif des nuisances sonores subies par la population« .

Le Préfet n’a pas accédé à cette requête.
Toutefois, dans sa dernière lettre à Madame Toutut-Picard, il fait état « de vols exceptionnels de formation et de qualification au largage, préalable au départ en opérations au Sahel, au profit du régiment du train parachutiste (RTP) entre le 20 avril et le 7 mai 2020 » et il reconnaît »qu’au titre de l’année 2020, les activités aériennes militaires ont connu un accroissement conjoncturel d’environ 20 % en raison des expérimentations en cours sur les nouveaux aéronefs A400M et C130J« .

Ces révélations mettent enfin un terme à une année de dénégation de l’accroissement de l’activité aérienne de l’armée.

Bilan de la pétition

Aucun résultat concret

Nous demandions l’arrêt des entraînements sur la zone de largage de Fonsorbes.
Ils continuent de plus belle. On l’a constaté à l’automne 2020 et au printemps 2021.

Mais il y a plus grave.

En effet, si elle a été contrainte de reconnaître que le nombre de vols avaient augmenté en 2020, après avoir longtemps prétendu le contraire, l’armée maintient ses pratiques et ne montre aucune intention de les faire évoluer pour atténuer les nuisances subies par la population du secteur.

On notera aussi que l’armée se garde bien d’évoquer le sujet de l’accroissement de la nuisance des vols, du fait d’avions plus bruyants et volant plus bas, comme en attestent les nombreuses plaintes déposées.

Il faut augmenter la pression

En premier lieu, il faut faire entendre que la situation actuelle est intolérable. Trop de bruit, trop de pollution concentrés sur un secteur fortement urbanisé constituent un désordre inacceptable et une menace pour la santé des habitants.

Nous ne discutons pas l’argument brandi par l’armée pour nous contraindre au silence, selon lequel l’entraînement des troupes est indispensable. Nous disons seulement que cet entraînement ne peut pas se poursuivre dans les conditions actuelles.

Pour être clair, nous demandons que les vols d’entrainements s’effectuent ailleurs et nous n’aurons de cesse que cette demande soit prise en considération.

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